Bin tiens... après deux jours à boucher les trous d'inspirations à coups de questionnaires, me voila maintenant forcé d'écrire un article... sauf que j'ai pas le début d'une idée, donc je vais faire du remplissage, histoire de ne pas rendre de copie blanche! C'est une pratique courante en rédaction, quand on n'a pas d'idée et qu'on veut pas se chopper un zéro. Après, ça dépend de l'appréciation de la prof.. soit elle salue le talent de langue de bois et met la moyenne, soit elle barre en rouge en rajoutant "hors de propos" et la bulle tant redouté..
Ah les souvenirs d'école... je parle pas de la fin, le bac ou des conneries comme ça, nan j'évoque les années collège, avec les résultats trimestriels les notations par lettres (A, B+...), quand les fillettes deviennent des filles, et qu'on n'a plus envie de leur tirer les couettes, ni de les voir jouer au foot avec nous... qu'elle commencent à etre un peu moins moche! J'ai été scolarisé dans une annexe d'un grand bahus, ou nous étions 400 au grand maximum, ce qui fait que le proviseur nous connaissait tous, surtout les fortes têtes, les bêtes de classe, les dormeurs du dernier rang, les accros du radiateur, les sauteurs de grille, les sècheurs de cours, les "comiques".... Ah, ce vieux proviseur qui, quand on était envoyé dans son bureau, nous acceuillait par un "ah, encore une livraison de chair fraiche..." et nous offrait un bonbon avant de nous coller, comme de bien entendu!
Et puis la vieille peau, la prof d'histoire-géo, croisement entre Edith Piaf et un Gremlins, avec la voix plus stridente qu'une craie neuve sur un tableau noir, la gentillesse d'un ulcère purulent, la patience d'un serpent-minute, qui du haut de son metre 45 jeta hors de sa classe, avec table et chaise, un élève d'un metre 80..
Le prof de physique-chimie, toujours dans la lune.. il arrivait en scooter vert pomme, habillé de sa blouse tachée et trouée, coiffé d'un casque d'aviateur de la première guerre.. Il nous appris la formule de la TNT et son mode de fabrication, et nous donnait des trucs pour doper le carburant de nos deux-roues...
Le prof de français/philo/latin.. Celui-là c'était une bête de guerre, issu d'un grand collège parisien et débarqué ici suite à une sombre histoire dont seul des échos troubles nous avaient atteint. On parlait d'une histoire avec une de ses élèves, une discussion homérique avec un recteur d'académie sur un point de philosophie qui se serait terminé en pugilat, d'un mode de correction un tantinet trop sévère envers des fils de bonne famille, bref des bruits mais aucune certitudes, un voile noir et rien de plus.
Le prof de sport. lui, en fait, je m'en fichais pas mal; sa fille en revanche.... Que d'oeillades sans retour, de frolement sans réaction; j'ai meme été jusqu'à lui écrire ma première lettre d'amour, sans effet notable (ni résultat positif, ni étalage sur la place publique). Et comme en plus elle faisait partie du groupe de tête des bons élèves, alors que je me noyais dans le peloton, aucune chance de me faire remarquer sur ce point-là... 4 ans à fantasmer sur elle, qu'est-ce que j'ai pu etre bête !!!
Prof de math, rien à dire: il me rendait toujours mes devoirs avec un 20 marqué en rouge, donc ça va!
prof de langue... Mais pourquoi se sont-ils obstiné à essayer de faire rentrer dans mon crane réfractaire des idiomes incompréhensibles associés à des règles de grammaire barbares? 8 ans d'enseignement de langue, teutonne et britiche sans résultat autre qu'un dégout profond! D'ailleurs, à chacun de mes séjours plus ou moins forcés à l'étranger, malgré la barrière de la langue, j'ai su lier des contacts chaleureux avec des représentantes locales, comme quoi la langue n'est pas un obstacle, il faut juste savoir l'utiliser..
Voila, vous avez maintenant une idée de ce qu'a été une partie de ma scolarité.
bon Week end!
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KIKADIKOA?