Camarade, lectrice ou lecteur, j'utilise ce chemin détourné du blog que la conspiration patronale et maçonique ne maitrise pas encore pour t'annoncer l'arrivée du GRAND SOULEVEMENT populaire!! Bon, c'est pas encore la fin du monde, mais ça pourrais dégénérer.. Je m'explique!
Je tiens un petit commerce respectable le long d'un nationale qui traverse une petite ville de la banlieue parisienne. Le stationnenent devant mon magasin, mon seul moyen de survivre, est une tolérance: c'est pas autorisé, mais c'est pas réprimé non plus, tant que ledit stationnement reste pour aller faire ses courses! Et depuis quelques semaines, un enchainement d'événements se produit qui nous (les commerçants) laissent perplexes:
1°) des travaux , réclamés en 1993, et obsolètes depuis, sont enfin financé et commencé;
2°) pour ce faire, un balisage magistral est mis en place, bloquant de fait le stationnement devant près de 25 commerces et donc portant atteinte à la survie desdits commerces;
3°) On apprend que le Plan d'Occupation des Sols, qui réglemente les constructions autour de la Nationale vient de changer (et radicalement , à priori, dans le sens de la libéralisation);
4°)il serait question d'étendre les travaux tout le long de la Nationale, pour "refaire les trottoirs" (qui n'en ont pas besoin) et bloquer le stationnement, durant les travaux (6 mois minimum) et après aussi;
5°) La plupart des commerçants ont reçus un ou plusieurs coups de fil de "promoteurs immobiliers" s'interressant à une éventuelle envie de vendre;
6°) Monsieur le maire, invité à s'expliquer, est venu constater, a employé une langue de bois, attermoyé, louvoyé pour repartir ensuite et ne plus donner signe de vie!
Nous autres, commerçants concernés, avons deux options: la première consiste à faire confiance au maire, et aux autres élus (arrêtez de rigoler comme ça..), l'autre est de nous faire entendre par tout les moyens. On a déja eu la visite d'un journaliste du Républicain qui devrait sortir son article dans l'édition de jeudi, mais ce n'est pas suffisant pour faire bouger les choses, donc il y a de prévu une virée en masse au conseil municipal, avec l'intention d'obtenir des garanties fermes du maire, sinon une action plus musclé.. Notament les barricades, comme en 68. Y a meme un concessionnaire qui nous donne gracieusement des pneus pour les cramer!!
La réunion de la dernière chance a lieu jeudi soir. Si vous n'avez pas de nouvelles de moi après, vous saurez pourquoi...
citation du jour:
"il est tombé par terre, c'est la faute à Voltaire
le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau"
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Je vous préviens, je vais déverser mon fiel. Et tant qu'à faire, je vais le faire à visages découverts, c'est à dire que je ne travestirais pas les noms. PAs de masque pour moi!!
Mais, plutot que de nous laisser parler, il commence à nous raconter l'histoire de la RN7 presque des origines romaines, en tout cas il remonta jusqu'à la période ou l'actuelle opposition dirigeait la ville. De ces palabres, truffées de distractions, louvoiements, digressions et tourne-en-rond, qui lui prend trois quart d'heure, on retiendra une seule chose: "la Route Nationale dépend de l'état, je n'y ai aucun pouvoir". Notre représentant prend alors la parole, explique que nous vivons grace au stationnement, illégal mais toléré depuis X années et demande le devenir de cette tolérence, demande la durée et le but exact des travaux, l'existence ou non de tranches à venir... Réponse du maire:

KIKADIKOA?