Dimanche 24 août 2008
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15:52
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Il y a deux choses que le paysan n’aime pas, c’est le mauvais temps et les rats.
Le mauvais temps, qui gâte les récoltes ou augure d’un travail dans des conditions désagréables, n’est malheureusement pas modulable,
donc mon père reportait ses frustrations sur les rats, mulots et autres musaraignes. Ses bestioles se faufilent partout, trouve chaque jour de nouvelles sources alimentaires dans nos provisions
et les gâtent invariablement. En plus des chiens qui attaquaient les plus gros spécimens, des chats qui s’occupaient des infiltrés dans les recoins des granges et de la maison, il y avait le
poison.
Après quelques essais peu concluant, Père avait trouvé sa formule miracle, qui avait surtout un effet foudroyant, ce qui le
ravissait : il voyait ses efforts récompensés. On sait bien sur que, pour endiguer une prolifération de parasite, il faut plutôt s’attaquer aux reproductrices en les stérilisant, mais Père
aimait trop récolter ses cadavres de rats (males pour la plupart) pour aller les jeter triomphalement sur le tas de fumier. Et pendant ce temps, madame rat mettait au monde sa portée de 6 ou 8
ratons prêt à prendre la relève.
On pourrait penser que mon cher Père fut un exemple pour moi, et c’est exact ; il est et reste l’exemple de ce qu’il ne faut pas
faire. Si il était encore en vie, que j’eusse -cela restant bien sur purement théorique et même hypothétique- besoin d’un conseil et que le le lui demandât, il est sur que ma décision finale
aurait été à l’opposé de son choix réfléchi. Heureusement pour le bien de l’humanité, Père nous quitta un beau matin, peu avant le lever du soleil, quand il décida de s’endormir ivre mort dans un
fossé encore plein d’eau ou il se noya. Mère en profita, après un délai que les mégères trouvèrent suspect voire indécent, pour convoler en deuxième noce avec un voyageur de commerce qui
l’emporta loin de la ferme et des rats. Il nous installa dans un meublé au dernier étage d’un immeuble vétuste de banlieue et refila sur les routes gagner sa pitance et compter fleurettes aux
mignonnes passant à sa portée. Quand à moi, j’eu le plaisir de retrouver très vite de nouveaux compagnons de jeu dans le sous-sol de l’immeubles, entre les caves et les garages. Aux rats maigres
et nerveux de la campagne se relayaient des rats gros et vicieux de la ville, sentant l’égout –à moins que ce ne soit l’inverse.
Je repartais sur les traces de Père et commençais un travail d’extermination méthodique qui fut si efficace que je dus, avant la fin
de la première année, m’infiltrer dans les immeubles voisins pour trouver des victimes à disposition. Mais cette entreprise de destruction massive s’arrêta quand je commençais à me rendre compte
que je préférais trucider qu’annihiler. De là ma passion s’orienta vers la culture des rats. L’ancienne cuve à mazout fut un incubateur fort utile : j’y piégeais quelques rats attiré par de
la viande fraîche puis coincé au fond par le surplomb et je les y fit survivre pendant plus de deux ans en les nourrissant de loin en loin. Parfois un de leurs congénères tombait dans le piège et
fatalement se faisait dévorer par les captifs. Je cultivais une nouvelle espèce, des rats serial killer. Au bout d’un an et demi, les trois survivants savaient s’éviter les uns les autres mais
sautaient sur tout ce qui passait à la portée de leur crocs. Et quand je les relâchais, ils disparurent en laissant derrière eux une trace facile à suivre : des cadavres marqués de crocs.
Pourquoi faire ce que l’on peut faire faire ?
Mais on s’amuse aussi vite qu’on se lasse des rats, et il fallait que je passe aux choses sérieuses. Le fils de la voisin fut mon
étape suivante...
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Voici une histoire qui m'est passé par la tête et qui est une bonne occasion de refaire surface ici. Un premier jet qui laisse un frisson glacé couler entre vos omoplates mais dont la suite
n'est pas programmé.
Les vacances ont cela de bon que cela raffraichit le cerveau... quoique bon ne soit pas forcément un terme adéquat!
KIKADIKOA?